Chirurgie Orthognatique

La chirurgie orthognathique vise à corriger la position des mâchoires dans les trois plans de l’espace pour améliorer les fonctions de la face (occlusion, mastication, déglutition, respiration, sommeil) et l’esthétique du visage (sourire, profil).

La chirurgie orthognathique s’adresse aux patients qui présentent :

  • une mâchoire trop en avant ou trop en arrière
  • un menton fuyant, trop long ou trop court
  • un visage trop long ou trop court
  • des difficultés à fermer la bouche
  • un sourire qui découvre trop de gencive ou insuffisamment les dents
  • une absence de contact entre les incisives du haut et du bas
  • une apnée du sommeil

Ces anomalies morphologiques sont dues à un trouble de croissance des mâchoires (par défaut ou par excès), ou, moins fréquemment, peuvent être séquellaires. Leur prise en charge est pluridisciplinaire et nécessite un plan de traitement propre à chaque patient.

La chirurgie orthognathique s’intègre dans un protocole orthodontico-chirurgical : un traitement d’orthodontie est nécessaire avant (préparation orthodontique) et après l’intervention chirurgicale (finitions orthodontiques). Ceci implique une collaboration étroite entre l’orthodontiste et le chirurgien maxillo-facial. D’autres praticiens peuvent être amené à intervenir : dentiste (amélioration de l’état bucco-dentaire), kinésithérapeutes (rééducation des articulations, mimiques faciales, drainage lymphatique post opératoire), orthophonistes (fonction linguale), ostéopathes (posture).

Les interventions chirurgicales les plus fréquemment réalisées sont :

  • l’ostéotomie de Le Fort I pour avancer, recentrer, basculer, remonter ou descendre la mâchoire du haut (le maxillaire).
  • la disjonction maxillaire pour élargir le palais.
  • l’ostéotomie sagittale des branches montantes pour avancer, reculer, recentrer, basculer la mâchoire du bas (la mandibule).
  • la génioplastie pour avancer, diminuer ou augmenter la hauteur du menton.

Dans le cadre de l’apnée du sommeil, en fonction de la morphologie du patient, une avancée maxillo-mandibulaire peut être indiquée puisqu'elle permet une augmentation du diamètre des voies aériennes.

Modalités :

  • anesthésie générale.
  • cicatrices à l’intérieure de la bouche.
  • pour les ostéotomies mandibulaire : mise en place non systématique d’un drain retiré le lendemain de l’intervention.
  • hospitalisation 24h à 4 jours.
  • arrêt de travail : 2 à 4 semaines.

En post opératoire :

  • pas de blocage des mâchoires, si besoin mise en place d’élastiques d’orthodontie.
  • application de glace pluriquotidienne sur les joues.
  • hygiène bucco-dentaire stricte.
  • alimentation molle stricte 4 semaines.

Fiche d'information :

Une fiche d’information est remise aux patients avant une intervention chirurgicale. Elle vise à fournir une information objective et compréhensible sur les risques encourus. Bien que pour la plupart exceptionnels, il est indispensable qu’un patient bien informé accepte de courir ces risques.

Le consentement éclairé du patient doit être recueilli avant l’intervention sous la forme d’un document signé par celui-ci et remis à son chirurgien au plus tard le jour de l’intervention.

http://www.sfscmfco.fr/wp-content/uploads/osteotomies.pdf

http://www.sfscmfco.fr/wp-content/uploads/menton.pdf